BAUDELAIRE – Spleen LXXVIII – Les fleurs du mal
Thèmes abordés : BAUDELAIRE - Poème : Spleen LXXVIII - Les fleurs du mal
🎙️ Auteur: Moi même en tant que récitante, conteuse, auteur, poète, linguiste, traductrice
Date de lancement: 06/02/2025
Fréquence de publication: Hebdomadaire
Carolyne Cannella, poète, auteur, linguiste, traductrice, récitante, conteuse, musicienne-concertiste-pédagogue, professeur d’enseignement artistique, est l’auteur de 9 ouvrages de poésie.
« Requiem », conçu pendant la Terreur, est un cycle de seize poèmes qui, pendant des années, existèrent uniquement dans la mémoire de quelques amis sûrs et ne fut publié en Russie qu’en 1987.
Akhmatova y témoigne de la période « Iejovchtchina », ces années de terreur en Russie, et les poèmes évoquent sa propre tragédie.
Les poèmes de Requiem ne furent pas couchés sur le papier car ils pouvaient coûter la vie à ceux qui les écrivaient comme à ceux qui les lisaient. Alors, en compagnie d’amis fiables, elle prenait un morceau de papier, y inscrivait un poème, lisait les vers, puis donnait le papier à l’un d’eux afin qu’il le mémorisât. Elle reprenait ensuite son papier pour le brûler. Ainsi les poèmes formant Requiem furent conservés durant des années.
Le recueil dresse le portrait d’une URSS dominée par la mort et le deuil. Mais les morts dont nous parle Akhmatova sont ceux d’un pays peuplé de morts-vivants. Des personnes privées de tout, des êtres qui attendent la mort, qui l’espèrent. La mort n’est donc pas source d’angoisses existentielles. On l’espère en tant que délivrance.

Spleen LXXVIII de Charles Baudelaire (recueil Les Fleurs du mal, section "Spleen et idéal"), est le dernier des quatre Spleen et certainement le plus terrible, à l’angoisse délirante.
Le poème va crescendo en une tension dramatique vers son paroxysme, pour s’échouer, en défaite finale.
