À la vie, à la mort
🎙️ Auteur: Éric Le Braz
Date de lancement: 05/30/2021
Fréquence de publication: Hebdomadaire

La mort a toujours le dernier mot, mais elle ne raconte pas toute l’histoire. Chaque existence est un roman et peu importe qu’on en connaisse la fin. Le podcast qui réveille les morts raconte des vies trépidantes, pleines de rebondissements, d’intrigues et de mystères.
Comment affronter la disparition accidentelle d’une amie prodigieuse, accompagner le cancer d’un mari merveilleux, vivre le deuil d’un père énigmatique, rendre hommage à un petit frère disparu… « A la vie, à la mort », ce sont des récits de vie émouvants, joyeux et inspirants qui aident à surmonter le choc des morts subites, à faire face à l’épreuve des longues maladies et à passer les étapes du deuil.
Dans la première saison, Nathalie raconte la vie – et la mort – de Goucem, son amie prodigieuse. De la décennie noire en Algérie à sa mort absurde en France, le destin de Goucem est tragique mais sa vie était lumineuse.
Dans la deuxième saison, Florence se souvient d’Eric, son mari, comédien, magicien, charmeur… qu’elle a aimé à la vie, à la mort, jusqu’à la fin. Atteint d’un cancer, Eric, « cabotin magnifique » devient un malade invivable avant d’accepter son futur après avoir affronté son passé.
Dans la troisième saison, Robert narre la vie de son père Jean-Marie, « l’homme qui est mort trois fois ». Ce père surdoué, aimant et comblé par la vie, sombre subitement un soir d’hiver de 1972 à Montréal. Une descente aux enfers qui s’explique par de multiples secrets de famille que Robert va progressivement découvrir.
Dans la quatrième saison, Emmanuelle rend hommage à Jean-Marc, son petit frère fantasque, libre et destroy. Il a brûlé sa vie par les deux bouts. Il a vécu à 100 à l’heure. Il est mort en douceur.
Dans la cinquième saison, avec Stella, son dernier amour, nous faisons la connaissance de Daniel, un esprit libre, humaniste, à la fois provoc et mystique. Nous l’avons rencontré dans un service de soins palliatifs quelques jours avant sa mort…
Toutes ces histoires sont inspirées par Syprès, une coopérative funéraire à Bordeaux qui invente des nouveaux rituels laïcs et aide ses sociétaires à changer de regard sur la mort. Le premier hors série de cette série est consacré aux cafés mortels organisés par la coopérative, des rencontres où la parole se libère autour de ce sujet tabou. Le second hors série est consacré à un rituel d’hommages aux personnes disparues dans l’année chez les Petits frères des pauvres. A chaque fois, un seul mantra : il ne faut pas occulter la mort de nos vies.
Car les morts meurent deux fois. Ils n’existent plus sur terre. Puis ils disparaissent de nos esprits.
Certes, on leur rend hommage lors de leurs funérailles.. Et encore pas toujours. Ensuite, ils s’évaporent… On ne demande jamais des nouvelles d’un mort. On se contente, au mieux, de prendre soin de ceux ou de celles qui lui survivent.
« A la vie, à la mort » a un objectif : retarder cette deuxième mort. Les morts célèbres vivent des décennies, des siècles ; on célèbre encore Gainsbourg ou De Gaulle ; on se souvient de Victor Hugo ou de Jeanne d’Arc.
Mais ton oncle, ta grand-mère, la meilleure amie de ta grande tante qui est morte vieille fille sans même un rejeton pour penser aux chrysanthèmes à la Toussaint… ceux-là et celles-ci ne survivent même pas au passage d’une génération. Pourtant, s’ils n’ont pas changé le monde, ils ont vécu souvent intensément, leurs vies sont singulières. Tous les humains ont des destins.
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Pour la première fois dans « À la vie, à la mort », je ne suis pas seul à raconter pourquoi j’aime raconter.
Ce quatrième hors-série restitue, presque dans son intégralité, une table ronde enregistrée le 29 mai dernier dans un amphi de l’IJBA, école de journalisme de Bordeaux, à l’invitation de la coopérative funéraire Syprès. Le thème ? La question qui me turlupine depuis des années — sans elle, ce podcast n’existerait pas : pourquoi raconter une vie ? Et, accessoirement, pourquoi raconter celle des morts.
Autour de la table, deux invitées passionnantes, deux autres « artisanes du récit » comme les appelle notre animatrice. Valeria Milewski, fondatrice de la Biographie Hospitalière, directrice générale de l’association Passeurs des Mots recueille au chevet des grands malades le roman de leur existence et le transforme en livre d’art ; elle nous raconte la lente reconnaissance de son métier et son formidable impact. Stéphanie Lampert, fondatrice d’À voix haute, fait du récit de vie un outil de soin, de lien social et de dignité, notamment auprès du grand âge. Et c’est Aurore Sciacca, célébrante funéraire laïque et fondatrice d’Attraversiamo, qui mène brillamment la conversation.
Pendant une heure – oui, cet épisode est exceptionnellement long, mais riche d’enseignements et de découvertes -, on parle de la puissance du récit : la vie comme un roman, l’écoute comme premier soin, la mémoire qu’on arrache à l’oubli. Car Valeria et moi tombons vite d’accord : on meurt deux fois, et la plus grande mort, c’est l’oubli. On y croise Hampâté Bâ et sa bibliothèque qui brûle, l’effet cathartique d’un fils qui parle enfin de son père, et cette idée vertigineuse que raconter sa vie ne consiste jamais à dire « la vérité ». « Ce n’est pas du vrai, mais ça dit du vrai », rappelait Ricœur.
Alors, pourquoi raconter une vie ? À la fin, chacun répond en une phrase. Stéphanie : « pour la faire résonner ». Valeria : « pour continuer de vivre ». Et moi : parce que la vie est un roman, et que la mort a toujours le dernier mot… mais elle ne raconte pas toute l’histoire.
Bonne écoute.
🎙️ « A la vie à la mort » est une série réalisée par Eric Le Braz
🎨 Conception graphique : Léa Barthe
🎶 Merci à Yann-Maël Le Roy de nous avoir prêté ses musiques.
👉A la vie à la mort est une série soutenue par Syprès, coopérative funéraire à Bordeaux.
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Les vivants racontent la vie des morts qu'ils ont aimés à la vie, à la mort
Comment affronter la disparition accidentelle d'une amie prodigieuse, accompagner le cancer d'un mari merveilleux, vivre le deuil d'un père énigmatique, rendre hommage à un petit frère disparu... Les récits de vie aident à surmonter le choc des morts subites, à faire face à l'épreuve des longues maladies et à passer les étapes du deuil.
Car si la mort a toujours le dernier mot, elle ne raconte pas toute l'histoire. Chaque existence est un roman et peu importe qu'on en connaisse la fin. Le podcast qui réveille les morts raconte des vies trépidantes, pleines de rebondissements, d'intrigues et de mystères. C'est une lettre d'amour postée par des vivants qui ont aimé "à la vie, à la mort !"
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