Podcasts de l’IISMM
Thèmes abordés : Histoire, économie, religion, Arts...
🎙️ Auteur: IISMM, CNRS-EHESS
Date de lancement: 2018
Fréquence de publication: Mensuel
Créé en 1999, l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (UAR 2500, EHESS, CNRS) met en œuvre trois missions :
– ouvrir un espace de collaborations et d’échanges entre chercheurs spécialisés dans l’étude du monde musulman
– diffuser un enseignement et proposer un soutien aux jeunes chercheurs
– contribuer à la diffusion des savoirs scientifiques sur l’Islam et le monde musulman
Contact : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM)
Adresse : IISMM – EHESS, 54 Bd Raspail 75006 Paris
Conférence publique du 2 avril 2026 – Épisode 7
« La Syrie se révolte »
Laura Ruiz de Elvira (IRD, Ceped, ISSHT, Tunisie),
Sarah Alhamed (EHESS, CéSor) et
Yahia Hakoum (EHESS, CéSor)
La réponse violente du régime de Bachar Al-Assad face à ce mouvement pacifique pousse certains civils à prendre les armes pour défendre leurs communautés ; d’autres cependant choisirent des formes de résistance non armée, malgré les risques qu’ils encouraient.
Avec l’intensification du conflit, de nombreux révolutionnaires s’investissent dans l’humanitaire jusqu’à en faire une activité professionnelle rémunérée depuis les zones libérées ou depuis l’étranger. Dans les zones contrôlées par le régime, l’engagement civil persiste, clandestinement via des actions humanitaires risquées. Les activités militantes se diversifient : conseils locaux, aide médicale aux blessés, soutien aux populations déplacées (ouverture d’école, initiatives culturelles, aide psychologique) ou encore création de médias alternatifs.
La résilience des syriennes et des syriens est immense. Pour exemple, des conseils locaux sont établis pour gérer l’aide humanitaire durant le long siège de Douma commencé en 2013 après les frappes chimiques. Des tunnels sont creusés pour briser partiellement le blocus et permettre l’arrivée de médicaments et de nourriture.
Aujourd’hui les défis de la reconstruction sont immenses. Le gouvernement provisoire fait face à un pays dévasté par 14 ans de violence et 50 ans de dictature. La destruction massive des infrastructures et le niveau élevé de pauvreté (90% sous le seuil de pauvreté) compliquent davantage les efforts de reconstruction. La question de la justice transitionnelle doit être intégrée dans toute discussion sur la reconstruction du pays en vue d’établir les responsabilités de chacun, et de permettre de faire face, un jour, à un tel héritage.
Modération : Sophie Bilardello (CNRS, IISMM)
Captation : BULAC

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